La solitude au travail: un réel enjeu de rétention
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05/2019

La solitude au travail: un réel enjeu de rétention

« Les méfaits de la solitude n’épargneraient pas le milieu du travail. »

En janvier 2018, le gouvernement britannique créait un ministère de la Solitude. Dernièrement, à l’Assemblée nationale, la députée Catherine Dorion offrait un vibrant discours sur la solitude qui, selon les études, serait plus dommageable pour la santé que le tabagisme ou l’alcoolisme. Il n’y a pas de doute, la solitude préoccupe. Et ses méfaits n’épargneraient pas le milieu du travail.

 

En effet, selon une étude parue dans le livre Back to Human : How Great Leaders Create Connection in the Age of Isolation, les travailleurs qui ressentent de la solitude seraient de moins en moins seuls. L’étude, menée auprès de plus de 2 000 gestionnaires et employés dans dix pays, révèle qu’un peu plus de la moitié des travailleurs se sentent toujours ou très souvent seuls au travail. Un résultat qui s’expliquerait entre autres par le remplacement, par des moyens technologiques, de la communication directe.


Les données indiquent également que la solitude crée des problèmes de rétention du personnel : 60 % des travailleurs seraient plus enclins à garder leur emploi s’ils y avaient plus d’amis. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, une entreprise peut-elle se permettre de perdre des employés en raison de la solitude ? Poser la question, c’est y répondre.


Les solutions contre la solitude

Dans leur étude No Employee an Island : Workplace Loneliness and Job Performance, les professeurs Sigal Barsade et Hakan Ozcelik décrivent le sentiment de solitude comme un phénomène complexe, car subjectif et accentué par des comportements de repli sur soi. Malgré tout, il est possible de le surmonter. Un article paru dans Forbes, propose d’ailleurs quelques pistes de solutions « anti-solitude », que gestionnaires et employés peuvent implanter au sein de leur organisation.


1. Favoriser les contacts en personne

Nombreux sont les lieux de travail qui offrent le tableau suivant : un tas d’individus travaillant côte à côte, qui s’envoient des courriels au lieu de se parler. Pourtant, téléphoner à son collègue ou aller discuter avec lui serait un comportement social à favoriser, car permettant de briser l’isolement.


2. Apprendre à connaître ses collègues

Trop souvent, on ne prend pas le temps de connaître ses collègues sur le plan personnel, comme si le fait de déborder du contexte professionnel pouvait nuire au rendement. C’est plutôt le contraire qui est vrai, car la création de relations personnelles au travail diminue le climat de compétition qui peut y régner, et le stress qui en découle.


3. Faire des sorties de groupe

Toutes les raisons sont bonnes pour se rassembler au restaurant, que ce soit un nouveau contrat ou un anniversaire. Organiser un club de lecture ou de marche sur l’heure du dîner s’avère également un excellent moyen de créer des liens.


4. Profiter des activités offertes par l’entreprise

Souvent, l’entreprise offre des activités de groupe qui favorisent les interactions, comme des activités sportives ou bénévoles. Profitons-en ! Sinon, il n’est jamais trop tard pour bien faire en en devenant un heureux organisateur...

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