Devriez-vous offrir une année sabbatique à vos employés?
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05/2019

Devriez-vous offrir une année sabbatique à vos employés?

« Les employés y trouvent leur compte... les employeurs aussi! »

Les deux tiers des Canadiens envisagent de prendre un congé sabbatique, selon un sondage de la CIBC. Attention : ils ne veulent pas simplement faire la dolce vita, mais plutôt multiplier les expériences structurantes, aller vivre à l’étranger ou consacrer du temps à lancer leur propre entreprise.


25 % d’entre eux seraient d’ailleurs activement engagés dans un processus d’épargne leur permettant de réaliser ce grand rêve.


Le sondage en ligne réalisé par Simplii Financial, la branche des services bancaires directs de la CIBC, révèle aussi que les Canadiens valorisent désormais davantage les « expériences » que la possession de biens : 81 % des sondés disent chérir avant tout « l’expérientiel ». Autant dire qu’ils ne manquent pas d’idées pour meubler une éventuelle année sabbatique, entre les projets familiaux, les voyages, l’entrepreneuriat, les cours, le développement de soi et le dévouement à une cause.


Quitter son emploi pour une longue période de temps est par ailleurs une aspiration de la plupart des millénariaux : 78 % des répondants âgés de 23 à 37 ans ont indiqué en avoir l’intention.


Que font les employés de cette année de congé ?

Non, il ne s’agit pas simplement de longues vacances. Concrètement, la moitié des répondants au sondage ont déclaré qu’ils en profiteraient pour voyager, alors que 36 % envisagent carrément d’aller vivre et de travailler à l’étranger. L’expérience de l’immigration, même avec ce qu’elle comporte de défis, est fort attrayante en ces temps de mobilité et d’ouverture sur le monde.


Une personne sur trois (36 %) affirme qu’elle profiterait plutôt d’une année sabbatique pour créer sa propre entreprise.


Mais, pour y arriver, il faut être prêt à se serrer la ceinture et à épargner. Ça tombe bien : les Canadiens sont de plus en plus « minimalistes », selon ce sondage, et de plus en plus enclins à ne « rien posséder » et à utiliser plutôt des ressources communes à petit prix ou à favoriser l’économie de partage. « 88 % des Canadiens déclarent qu’ils sont prêts à tout ce qui pourrait leur simplifier la vie et leur faire économiser temps et argent », précise le communiqué de Simplii Financial.


Ils ont néanmoins du mal à réduire leurs dépenses, selon ce même sondage. C’est particulièrement le cas des millénariaux, dont 76 % des répondants admettent dépenser trop en technologies, en soins de beauté et en abonnements mensuels divers.


Les employeurs sont ouverts

Vous croyez que les années sabbatiques sont un inextricable casse-tête pour les employeurs ? Détrompez-vous. Selon Caterina Sanders, une consultante en changement organisationnel interrogée par le magazine HR Reporter, un nombre grandissant d’employeurs canadiens sont à l’aise avec les congés sabbatiques, dans la mesure où ils permettent d’éviter de nombreuses frictions au travail.


« Les patrons y consentent facilement, dit-elle, à condition de planifier ce congé avec eux. On ne peut pas improviser un tel départ : il faut bien organiser le travail pendant l’absence de l’employé et prévoir des mesures de réintégration à son retour. »


Avec une bonne planification, le congé sabbatique n’a donc que des aspects positifs !

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