Avoir deux gagne-pain: plus courant qu’on le pense
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10/2019

Avoir deux gagne-pain: plus courant qu’on le pense

« Si vous avez deux emplois, vous êtes comme quatre travailleurs canadiens sur 10. »

Si vous avez deux emplois, vous êtes comme quatre travailleurs canadiens sur 10 qui travaillent à leur compte ou qui ont leur propre entreprise comme deuxième source de revenus, révèle un récent sondage. Quelles sont les stratégies personnelles et professionnelles qui se cachent derrière ces chiffres?


On pense facilement à la réorientation de carrière ou simplement à l’obligation de joindre les deux bouts. Or, une enquête Sage Canada-Angus Reid réalisée auprès de plus de 1 000 travailleurs et 600 entrepreneurs canadiens dresse un portrait un peu plus nuancé.


Le goût d’aller voir ailleurs… à son compte

D’abord, 35% des travailleurs interrogés disent réfléchir à démarrer leur entreprise. Pour plus de la moitié des répondants, cette stratégie est une façon de goûter à un autre milieu de travail — 58% affirment d’ailleurs qu’ils fonderaient une entreprise dans un autre secteur économique que celui dans lequel ils œuvrent actuellement.


Les données montrent aussi que le schéma de carrière linéaire est de moins en moins populaire, et que la tendance vers une carrière diversifiée s’accentue.


Les deux tiers des répondants se disent prêts, malgré leur satisfaction à l’égard de leur poste actuel, à envisager des changements et à examiner d’autres occasions professionnelles. Et tant qu’à changer, donnons un grand coup : plus de la moitié de ceux qui recherchent activement un nouvel emploi orientent leur quête dans un autre secteur.


Pas seulement une histoire de sous

Le quart des répondants se disent prêts à encaisser une baisse de salaire pour satisfaire leur envie de changement, et presque tous les autres accepteraient de bouger pour un salaire équivalent. Les motivations ne sont donc pas pécuniaires et se trouvent ailleurs: 49% souhaitent plus de flexibilité, d’autonomie et d’équilibre; 39% parlent d’assouvir une passion et 38 % rêvent de créer leur propre environnement de travail.


C’est le cas de Maude, 35 ans, détentrice d’une maîtrise en communication et chargée de cours à Polytechnique Montréal depuis une dizaine d’années. Elle est aussi professeur de yoga et coach professionnelle certifiée. «C’est un choix personnel et non un compromis ou une obligation, précise-t-elle. C’est une façon de mieux équilibrer et de doser le travail dans ma vie tout en m’assurant une certaine sécurité financière.»


La jeune professionnelle dit adorer chacune de ses activités professionnelles. Voudrait-elle se consacrer à une seule des trois à temps plein? «Pas question! J’ai suivi des formations ; j’ai travaillé pour parvenir à me forger cet espace de créativité. Pour l’instant, je n’y changerais rien!»


Même stratégie pour Pierre, 60 ans, professionnel de l’édition à son compte depuis 35 ans, qui s’est récemment trouvé en emploi de conseiller à temps partiel dans une boutique d’équipement de sport et plein air. «C’est un revenu d’appoint qui est bienvenu, c’est certain, mais ma motivation, c’est surtout travailler dans un monde qui me passionne et de pouvoir partager mes expériences avec d’autres fous comme moi!»


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