Mission : protection des travailleurs
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06/2020

Mission : protection des travailleurs

« Voici ce qui bouge dans l’industrie agroalimentaire. »

Même si les normes sanitaires sont déjà très élevées dans le secteur agroalimentaire, la pandémie de COVID-19 amène son lot de défis supplémentaires, notamment en ce qui a trait à l’organisation des postes de travail et à la protection des travailleurs.   

 

Les employeurs doivent, entre autres, gérer les craintes de leurs employés face au virus. Un récent sondage mené par Food Industry Executive auprès de 324 gestionnaires de l’industrie de la transformation alimentaire aux États-Unis indique d’ailleurs que 40 % des entreprises du secteur ont constaté que leurs salariés avaient peur de se rendre au travail.

 

Pas étonnant quand on sait que plusieurs usines partout en Amérique du Nord ont dû temporairement fermer leurs portes en raison d’éclosions de cas de COVID-19.

 

Au Québec comme ailleurs, les transformateurs de viande ont été particulièrement touchés depuis le début de la pandémie. Ici, tout a commencé chez Olymel, à Yamachiche, qui a fait la manchette dès le 29 mars en annonçant la fermeture préventive de ses installations.

 

Début mai, une autre éclosion a attiré l’attention à l’abattoir de Cargill, situé à Chambly. Sans oublier les déboires de son usine de conditionnement de viande de High River, en Alberta, ou ceux de l’usine de volaille de Maple Leaf Foods à Brampton, en Ontario, pour nommer quelques autres exemples dont on a abondamment parlé au pays.

 

Pourquoi les abattoirs semblent-ils davantage touchés ? Le magazine La Terre de chez nous a posé la question à un professeur de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Selon Jean-Pierre Vaillancourt, spécialisé en biosécurité, « l’environnement souvent très humide et frais des abattoirs peut favoriser la survie d’un virus comme le coronavirus ».

 

Se réinventer sur le plancher

C’est donc un vrai casse-tête dans tous les secteurs, mais tout particulièrement pour les producteurs de viande, qui devraient pouvoir instaurer encore plus de mesures d’atténuation grâce à un montant de 77,5 millions en fonds fédéraux. Déjà, selon le président du Conseil des viandes du Canada, Chris White, les mesures de sécurité ont beaucoup évolué depuis le début de la pandémie. Il n’est bien sûr pas possible de reconstruire les usines, concède-t-il toutefois dans la même entrevue.

 

L’industrie de la transformation alimentaire a su s’adapter. Olymel, qui a repris ses activités graduellement à Yamachiche en avril, mise ainsi sur de nouveaux protocoles établis en collaboration avec la santé publique.

 

Chez Aliments Prémont de Sainte-Angèle-de-Prémont, en Mauricie, où un début d’éclosion a été recensé à la fin du mois de mai, de nouvelles mesures ont également été mises en place. Outre la distanciation physique accrue, on parle par exemple de séparation des postes de travail avec du plexiglas, de port du masque, de prise de température au début des quarts de travail ou encore de décalage des heures de pause.

En prévision d’une possible deuxième vague, la créativité sera de mise pour continuer à protéger les travailleurs de l’industrie.

 

Des entreprises qui bougent

 

Saputo se prépare à l’ère post-COVID

Après l’acquisition de la société britannique Dairy Crest Group l’année dernière, Saputo continue de magasiner et a toujours la croissance dans la mire, révèle La presse canadienne. D’ailleurs, « les acquisitions ont toujours été au cœur de la stratégie de croissance de Saputo », écrit le journaliste Julien Arsenault. Le transformateur laitier québécois se tient donc prêt à se porter acquéreur d’autres usines situées aux quatre coins du monde au cours de la prochaine année.

 

Changements à la direction du Groupe Bel

La fromagerie Bel Canada, qui s’apprête à ouvrir sa première usine en sol canadien, plus précisément à Sorel-Tracy, vient de nommer une nouvelle directrice générale. Cristine Laforest succède ainsi à Catherine Thomas à la tête de la filiale canadienne de cette entreprise internationale qui distribue des marques iconiques comme La Vache qui rit, Mini Babybel et Boursin.


 

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