L’industrie face à la pandémie
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04/2020

L’industrie face à la pandémie

« Voici ce qui bouge dans l’industrie agroalimentaire. »

Tout un chacun a vu son quotidien bouleversé par la pandémie de COVID-19. Faisant partie de la liste des services essentiels du gouvernement du Québec, la production de biens alimentaires est tenue de poursuivre ses activités alors que la province demeure en «pause» au moins jusqu’au 4 mai, sauf avis contraire. Un privilège qui ne vient toutefois pas sans son lot de défis. 

 

On l’a observé assez rapidement : certains aliments sont plus prisés que d’autres en temps de crise. On pense bien sûr à la farine et aux œufs, qui sont en forte demande depuis le début du confinement, mais aussi au riz et aux pâtes sèches. Les dépenses en épicerie ont augmenté de 38% au pays par rapport aux ventes moyennes de 2019, révèlent d’ailleurs de récentes données de Statistique Canada. Concrètement, les ventes de riz ont crû de 239%, suivies par les pâtes (205%), les légumes en conserve (180%) et la farine (179%).

 

En parallèle à l’engouement pour la cuisine maison et, donc, pour les aliments bruts, la popularité pour les boîtes de repas prêts à cuisiner a également bondi, ce qui a eu un effet sur l’emploi dans le secteur. Goodfood a dû, par exemple, embaucher quelque 500 personnes, alors que Cook it, aussi en forte croissance, prévoyait, à la fin de mars, la création 200 postes.

 

Soutenir les travailleurs

Un des plus grands défis auxquels font face les entreprises du secteur ? «Les attentes des gens et le stress de nos employés», a indiqué à Radio-Canada Thomas Soucy, PDG de l’entreprise de production avicole néo-brunswickoise Groupe Westco, qui admet que les travailleurs demeurent inquiets malgré les mesures instaurées afin de garantir leur protection.

 

Ces préoccupations sont partagées dans plusieurs entreprises québécoises, dont Olymel et Exceldor, qui ont fait face à des cas positifs de COVID-19 parmi leurs employés alors que le virus se répand de plus en plus largement dans la population.

 

Pas étonnant que les primes aux travailleurs se soient multipliées ces dernières semaines. «Nous voulons ainsi reconnaître leur contribution en ces temps difficiles», a confié à La Presse canadienne Daniel Sullivan, directeur des relations avec les médias de l’usine de transformation de viande Cargill, située à Chambly, où le salaire horaire a été bonifié. 

 

La coopérative Nutrinor a aussi annoncé des mesures de soutien temporaires tant pour les employés mis à pied que pour ceux qui sont toujours en poste. Olymel, de son côté, a mis en place une prime pouvant atteindre 80$ par semaine.

 

Des entreprises qui bougent

Un nouveau créneau pour les distillateurs et les microbrasseries

Nombre de distillateurs québécois se sont relevé les manches et ont transformé leurs chaînes de production afin de fabriquer du gel hydroalcoolique. Parmi les premiers à se lancer, Nicolas Duvernois, en partenariat avec Michel Jodoin,«[ont] choisi de faire œuvre utile en cessant [leur] production afin d’utiliser l’alcool pour fabriquer un désinfectant à main». D’autres entreprises, distilleries comme microbrasseries, participent à l’effort de guerre d’une manière ou d’une autre. Du nombre, on compte Cirka Distilleries, Distillerie Artist in Residence, Distillerie des Appalaches, Distillerie Mariana, Distillerie 3 Lacs et la microbrasserie Pit Caribou, entre autres.

  

Trois mois de salaire garantis chez Danone et Nestlé

Deux géants de l’alimentaire ont annoncé, fin mars, qu’ils s’engageaient à garantir l’emploi et les salaires de leurs travailleurs partout sur la planète. «Tous les contrats de travail chez Danone, tous les salaires, mondialement, sont garantis pour les trois prochains mois», a annoncé Emmanuel Faber, PDG du groupe français qui emploie plus de 100 000 personnes dans le monde. Même son de cloche du côté de Nestlé, notamment propriétaire de Nespresso : «Tous les salariés touchés par des arrêts temporaires de production seront payés entièrement pour un minimum de 12 semaines», a indiqué Le Parisien.

 

Metro investit dans ses centres de distribution

Quelques jours avant que la crise ne s’emballe au Québec, la chaîne Metro annonçait des investissements importants afin de construire un nouveau centre de distribution, qui ouvrira ses portes en 2023 à Terrebonne, en plus de prévoir l’agrandissement, en 2024, de ses installations lavalloises destinées à la distribution de fruits, légumes et produits laitiers.



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