L’économie du cannabis : des chiffres
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05/2019

L’économie du cannabis : des chiffres

« Depuis sa légalisation, le cannabis a fait couler beaucoup d’encre… et beaucoup d’argent ! »

Chaque mois, dans le monde agroalimentaire, de nouvelles entreprises ouvrent (ou ferment) leurs portes. Elles produisent du porc, des produits laitiers, de la bière, des mets préparés : des produits qui s’inscrivent dans des industries établies depuis longtemps, parfois depuis des siècles…

En revanche, assister à la naissance d’une nouvelle industrie est rare ; peut-être même plus qu’une éclipse solaire...

C’est ce qui se passe actuellement avec le cannabis.

Depuis la légalisation du pot au Canada à l’automne 2018, la fameuse plante a fait couler beaucoup d’encre… et beaucoup d’argent !


Le pot et l’argent du pot

Pour prendre la pleine mesure de l’impact économique de la nouvelle filière du cannabis dans l’industrie bioalimentaire, il est intéressant de se pencher sur les plus récents chiffres du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), qui compile les annonces d’investissements et de fusions/acquisitions de plus de 1 M$ au Québec.

Ainsi, en 2018, les investissements dans le secteur de la culture et des produits du cannabis ont totalisé pas moins de 537 M$ au Québec. C’est un peu plus de 30 % de l’ensemble des investissements dans l’industrie bioalimentaire. C’est plus que les investissements dans les secteurs des brasseries, de la restauration et de l’agriculture et aquaculture. En fait, seul le secteur de la transformation alimentaire a fait l’objet d’investissements plus importants l’an dernier (657 M$).

Pas mal pour une industrie qui n’en est qu’à ses balbutiements !


Nouveaux joueurs

L’an dernier, notamment, l’entreprise québécoise ROSE ScienceVie a lancé les travaux de construction d’une usine de production et de transformation de cannabis médical à Huntingdon. Un projet de 30 M$.

Et à Salaberry-de-Valleyfield, The Green Organic Dutchman a annoncé que le budget d’un projet pour augmenter la capacité de production de son complexe passera de 150 M$ à 180 M$.

En ce qui concerne les ventes de produits du cannabis, le bilan financier de l’an 1 de la Société québécoise du cannabis (SQDC) sortira sous peu, mais en janvier, la société d’État a tout de même donné un aperçu de ses trois premiers mois d’opération : des revenus d’environ 40 M$, et pas moins de 5,7 t de cannabis écoulé. On est encore très loin des milliards rapportés par les autres sociétés d’État (Loto-Québec, la SAQ, Hydro-Québec)... mais il faut un début à tout !


Des entreprises qui bougent


  • Après A & W et son « burger aux plantes », au tour du géant de l’alimentation rapide Burger King de sauter dans la vague du végétarisme avec un nouveau Whopper « sans viande ». Pour l’instant, le Whopper végé (fruit d’une collaboration avec la startup américaine Impossible Food) n’est cependant offert que dans les restaurants de l’État du Missouri, aux États-Unis.

  • Fin avril, les 351 employés de Lucyporc rejoignaient les 556 employés d’Olymel à la nouvelle usine d’abattage et de découpe de porc d’Olymel, à Yamachiche. C’est donc l’aboutissement d’un projet qui aura nécessité un investissement de plus de 120 M$, et deux ans de travaux, pour agrandir l’ancienne usine ATRAHAN. Olymel embauchera 240 nouveaux employés d’ici l’automne 2019. À plein régime, la nouvelle usine aura une capacité d’abattage de 40 000 porcs par semaine.

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