Des tendances qui dessineront l’industrie agroalimentaire de demain
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06/2019

Des tendances qui dessineront l’industrie agroalimentaire de demain

« Place au bio, au végétalisme et à l'entomophagie! »

L’interprète de Bronn dans la série Game of Thrones, l’acteur Jerome Flynn, est connu pour sa sympathie envers la cause végane — lui-même ne consomme aucun produit de source animale. Ce n’est donc pas une surprise d’apprendre sa nomination au comité consultatif de VeganCoin, une nouvelle cryptomonnaie destinée aux achats de biens et services végétaliens. On se demande si d’autres célébrités ayant notoirement adopté le régime végétalien, comme Miley Cyrus, Jessica Chastain ou Will.I.AM, se joindront à lui.


C’est un fait : le végétalisme compte de plus en plus d’adeptes, et ce, partout dans le monde. Selon un rapport publié par la firme d’études de marché Acumen, ce segment de l’économie pèsera pas moins de 24,3 G$ d’ici 2026. Même Danone, le géant des produits laitiers, a investi 60 M$ en 2017 pour développer des solutions de rechange végétaliennes, alors que des marques comme Beyond Meat, tout récemment inscrite au NASDAQ, commencent à s’imposer dans les chaînes de restauration rapide, et même en épicerie.


De son côté, McDonald’s persiste et signe et n’offre toujours pas de burgers végés « pour le moment » au pays. La raison ? « Nous avons offert un hamburger végétarien il y a quelques années, mais il n’était pas très populaire auprès de nos clients », explique-t-on dans la section Vos questions du site Internet canadien du géant de la restauration rapide. Une option végétarienne est néanmoins offerte depuis peu en Allemagne, entre autres.


En outre, les gras végétaux prendront eux aussi du galon pour générer jusqu’à 130 G$ d’ici cinq ans, si on en croit une étude de Global Market Insights. Plusieurs facteurs sont en cause, notamment leur polyvalence (de la pâtisserie aux tartinades, en passant par une variété d’aliments transformés et d’autres innovations alimentaires) et leur valeur nutritionnelle.


Autre secteur porteur : le bio. À preuve, les ventes d’aliments biologiques ont dépassé pour la première fois les 50 G$ aux États-Unis en 2018, une hausse de 6,3 % par rapport à l’année précédente. Plus près de nous, les produits biologiques représentent actuellement 2,6 % de l’ensemble de l’industrie agroalimentaire au Canada, alors que plus de 2 100 entreprises agricoles détiennent une certification biologique, selon une compilation de Portail Bio Québec datant de mai 2019.


« La production d’insectes comestibles en pleine explosion au Québec », titrait Le Journal de Québec ce printemps. Et nous ne sommes pas les seuls à voir des entreprises émergentes s’intéresser à ces ingrédients nouveau genre. En Europe, une jeune pousse française s’apprête à construire une usine qui lui permettra de générer, à terme, pas moins de 20 000 tonnes de protéines d’insectes chaque année. Ÿnsect, qui deviendrait ainsi le leader mondial dans le domaine, mise sur la nourriture pour les animaux de compagnie et sur un fertilisant pour les plantes. Sa matière première ? Le Tenebrio Molitor (ou ver de farine), une sorte de coléoptère qui serait particulièrement adapté à la production de masse.


Des entreprises qui bougent

Après la crème glacée, le hummus ? – Fontaine Santé, connue surtout pour ses tartinades, son hummus et ses salades prêtes-à-consommer, a récemment acquis l’ancienne usine de Crème glacée Lambert. Situé à Lachine, le bâtiment de 8 659 mètres carrés devrait servir « d’espaces d’entreposage supplémentaires pour des produits secs et congelés », a indiqué un relationniste de l’entreprise en entrevue à La Presse.

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